14 années
se sont écoulées entre l'arrivée de mon premier berger
allemand et la création d'un élevage professionnel.
Simple propriétaire au départ, j'ai fini comme nombre de cynophiles
par mettre le doigt dans l'engrenage des expositions puis tout naturellement
dans celui de l'élevage. Un chien, puis deux, puis trois... partager
ma vie avec plusieurs bergers allemands s'est vite avéré, au
fil du temps, un besoin, tant leur présence et ce que nous expérimentions
ensemble me procuraient du bonheur.
Progressivement, mon existence se trouvant de plus en plus rythmée
par mes chiens, il devenait difficile voire impossible de ne leur accorder
que mon temps libre. Les soins mais aussi la préparation aux
concours, l'éducation, et surtout l'élevage de quelques
portées finirent par occuper une place prépondérante
dans ma vie et toutes ces activités réclamaient une disponibilité
qui, progressivement, commençait à me faire défaut.
Autre soucis, j'étais tellement animée par le désir d'apporter
moi aussi MA pierre à l'édifice de la race du berger allemand
qu'il me fallait m'y consacrer davantage si je voulais y parvenir.
L'idée de faire de l'élevage ma profession
a naturellement germé, puis mûri. Qui n'a pas rêvé
de vivre de sa passion ?
C'est en l'an 2000, que je me suis décidée à
franchir le cap après 3 années de pratique amateur
et après avoir réfléchi à la meilleure façon
de préserver la relation privilégiée que j'entretenais
avec mes chiens.
Puisque consacrer
plus de temps à mes chiens était ma principale motivation,
il ne fallait pas que mon orientation professionnelle entame ma passion.
Pas question de cantonner mes chiens dans des chenils et encore moins
d'augmenter leur nombre pour n'être plus que tributaire des contraintes
sanitaires. Pas question non plus de produire des chiots en quantité
et de ne leur apporter que le minimum vital, c'était contraire
à mes convictions.
Un élevage professionnel, oui, mais un élevage
à visage humain, qui respecte ses animaux et leur offre
les meilleures conditions de vie.
J'ai donc opérer plusieurs choix : tout d'abord la quantité
qui devait, avant tout, me permettre de continuer à accorder
autant d'attention à chacun de mes chiens puis la qualité
dans tous les domaines pour satisfaire mes exigences et celles de mes
clients.
Réussir à cumuler passion et profession, à exercer un métier en préservant ce qui m'y avait amené : l'amour des chiens, fut mon défi. Je suis heureuse d'y être parvenue.
Passion et profession cohabitent parfaitement